J’écris des milliers de signes chaque jour et publie plusieurs articles, pour plusieurs magazines. Je prononce des centaines de mots chaque semaine à la radio, et plusieurs fois par mois devant une caméra. J’ai la chance de m’exprimer quotidiennement à propos de sujets qui me passionnent et en pleine ébullition.
Et puis, de temps en temps, j’aimerais écrire des articles plus personnels. On écrit avant tout parce qu’on aime ça, et c’est une façon pour nous de nous exprimer. Et, régulièrement, j’ai envie de m’exprimer sur des sujets plus personnels.
Mais où le faire ? Où écrire ? Mon premier réflexe a été de le faire ici. Mais vous êtes environ 100 000 à lire ces lignes tous les mois, est-ce encore le lieu pour écrire sur ces sujets ? Sur les réseaux ? Facebook ou Google + pourraient, en effet, être le lieu. Plus fermés, je pourrais choisir qui, parmi mes contacts, pourraient me lire.
Et au final, j’ai repensé à ce que je voulais écrire. Et en ce 1er novembre, j’avais envie de saluer ceux qui me manquent alors peu importe où je le dis, je pense énormément à eux. Et je pense énormément à ceux qui manquent à mon entourage. Ceux partis beaucoup trop tôt, ceux emportés par la maladie, ceux que la vieillesse a endormi. Tous ceux qui ne peuvent plus constater l’influence pourtant énorme qu’ils ont dans nos vie, tous les jours.
Alors un simple « merci », peu importe où est il écrit, et une pause dans notre rythme effréné pour repenser encore un peu plus à eux. Aujourd’hui, et tous les jours.

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