Simon Robic


Campagnes Twitter : la qualité avant la quantité (again)

Beaucoup râlent (et moi le premier) contre les brutes de l’invitation sur Facebook, méthode subtile au possible (…). J’avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet, et je connais beaucoup d’entreprises qui ont changé leurs méthodes à la lecture de cet article.

Mais Facebook n’est pas le seul service à connaître ce genre de pratiques.

Grande mode il y a quelques mois sur Twitter, une méthode du même acabit s’est ancrée dans les habitudes des marketeurs peu imaginatifs, et avides de followers.

Qui n’a jamais vu passer dans sa timeline des messages du genre

« 40 iPad et 643 iPhones à gagner d’ici ce soir ! Followez @marketeurimaginatiflol et RT ce message »

Ok, on va avoir un pic de followers, attirés par le cadeau, mais après ? Quel intérêt d’avoir 600 000 followers si seulement 4 sont réellement intéressés par ce que vous écrivez, et réagirons réellement à ce que vous posterez ?

Rappelons, s’il le faut, que Twitter est avant tout un outil de dialogue. Chercher à être suivi du plus grand nombre ne sert à rien, et ne sera que temporaire. Petit à petit, ces followers d’un soir se désabonneront, puisqu’ils ne sont pas intéressés par vos messages. Vous aurez alors perdu du temps à les recruter, et de l’argent pour le cadeau.

Prenons par exemple Kiubi, qui avait lancé une campagne de ce type, de grande envergure (comprenez « beaucoup retweeté), entre septembre et octobre 2009. 30 iPod nano et 3 MacBook Pro étaient à gagner à l’époque, il y a 8 mois.

Aujourd’hui, Kuibi n’a que 1013 followers…

Aujourd’hui, les iPod nano coûtent 149€ (pour les premiers modèles), et les MacBook Pro 1149€. Cette campagne leur a donc coûté (si on ne prend pas en compte les variations de prix de chez Apple) 7917€ ((30*149)+(3*1149)), soit plus de 7,8€ par follower. Très cher.

Ce manque d’efficacité vient sans doute du fait que peu des participants étaient réellement intéressé par la solution de Kiubi, mais n’ont participé que pour les cadeaux (Apple, ça fait rêver).

Alors là encore, je demande aux marketeurs d’arrêter ce genre de concours, pour leur crédibilité, pour leur porte monnaie, et pour notre timeline. J’ai arrêté de suivre plusieurs comptes parce que j’en avais marre de ces messages, donc arrêtez également sous peine de rapidement connaître l’effet inverse à celui recherché.

Twitter dispose d’une API tellement ouverte qu’il est simple d’imaginer des campagnes innovantes, et, surtout, de les relier avec le reste de votre stratégie. Par exemple, vous pourriez utiliser un agrégateur comme ceux que nous vendons en marque blanche sur le modèle de TwitterNantes.com (et autres). N’hésitez pas à me contacter à ce sujet ;)

Soyez imaginatif, ne gaspillez pas votre argent, et utilisez les outils à bon escient. Vous verrez que vos campagnes marcheront mieux…

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4 Comments.

  1. J’ignore si l’intention de Kiubi était d’obtenir un maximum de followers à l’époque, d’ailleurs je ne le pense pas. Les followers ne représentaient qu’un « bonus ».
    En tout cas la campagne a fait pas mal de bruit et Kiubi s’est fait connaître de beaucoup de monde.
    Par ailleurs j’imagine que Kiubi n’a pas caluclé son retour sur investissement en fonction du nombre de followers.
    A mon avis leur but était plutôt de se faire connaître à plus grande échelle et ça me semble être plutôt réussi vu l’ampleur qu’à pris la campagne

  2. Florian a bien saisi notre démarche.

    Notre but lors de cette campagne n’a jamais été « d’acheter » des followers, car si vous vous rappelez bien, devenir un de nos follower et RT les messages n’ont jamais été des actions obligatoires. Il s’agissait d’une campagne ayant pour but d’influer positivement sur notre image de marque.

    D’après nos recherches, une grande partie de nos followers est constituée de personnes véritablement intéressées, soit par l’outil, soit par la marque. D’ailleurs ceci explique que 8 mois après la fin du concours nous comptons encore ces personnes parmi celles abonnées au compte. Nous n’avons donc pas assisté à un « pic » mais bien à une masse d’abonnements, sans désinscription derrière.

    Les followers sont une des conséquences d’une campagne menée pour l’image de marque de Kiubi. Une campagne qui a duré 33 jours et qui coïncidait avec le lancement de nos nouvelles formules et fonctionnalités, impliquant des relais dans les blogs, l’achats d’encarts publicitaires, la mise en place d’un concours et des moyens de diffusions viraux.

    Cette action s’inscrit par conséquent dans une démarche de communication bien plus globale que la simple acquisition de followers sur Twitter. Outre le retour d’expérience très intéressant que cela constitue pour nous, nos objectifs ont été pleinement atteints.

  3. J’ignore si l’intention de Kiubi était d’obtenir un maximum de followers à l’époque, d’ailleurs je ne le pense pas. Les followers ne représentaient qu’un “bonus”.En tout cas la campagne a fait pas mal de bruit et Kiubi s’est fait connaître de beaucoup de monde.Par ailleurs j’imagine que Kiubi n’a pas caluclé son retour sur investissement en fonction du nombre de followers.A mon avis leur but était plutôt de se faire connaître à plus grande échelle et ça me semble être plutôt réussi vu l’ampleur qu’à pris la campagne
    +1

  4. Une très grande partie de ceux qui ont participé ne l’ont fait que pour les lots, sans se soucier de la nouvelle gamme. Et c’est le cas pour Kiubi (qui n’était ici qu’un exemple), comme pour beaucoup d’autres qui, avant ou depuis, ont lancé le même genre de campagnes.

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