
Depuis plusieurs mois, je reçois chaque jour des dizaines d’invitations à devenir fan de pages sur Facebook. Je les refuse quasi-systématiquement.
Pourquoi ? Pourquoi ne pas afficher mon soutient à ces marques ou à ces e-commerçants qui essaient de faire parler d’eux ?
Je prendrais plutôt le problème dans l’autre sens : pourquoi le ferais-je ?
J’ai participé à un débat organisé par Atlantic 2.0 en début de semaine, sur la nécessité, aujourd’hui, d’être présent, ou non, sur les médias sociaux pour communiquer. Les « j’y suis parce qu’il faut y être » ont commencé à fuser, jusqu’à ce que certains, dont je faisais partie, prennent le temps d’expliquer qu’être présent sur les réseaux doit découler d’une véritable réflexion ayant débouchée sur une stratégie solide.
Non, il ne FAUT pas être nécessairement présent sur les réseaux, et encore moins sur TOUS les réseaux. Si vous décidez, parce que votre cible y est, de communiquer sur tel ou tel service, il faut à réfléchir à COMMENT le faire. Twitter, Facebook, Google Buzz, Foursquare, réseaux verticaux… Les possibilités sont nombreuses, et vous ne devez surtout pas publier le même contenu partout, ou utiliser un réseau pour redistribuer l’info ailleurs.
Chaque réseau doit avoir son propre contenu, et son propre ton. Par exemple, n’utiliser Twitter que pour publier des liens vers sa page Facebook ou son blog est une aberration.
De même (et j’en viens à mon sujet initial), inviter tous les jours toute sa liste d’amis, jusqu’à ce qu’ils craquent, simplement pour faire augmenter son nombre de fans, est idiot. Une fois que vos 400 ou 500 amis seront fans, et qu’ils auront (avec un peu de chance) réussit à inviter quelques uns de leurs amis, vous allez faire quoi ? Avoir 1000 ou 2000 fans non qualifiés ne vaut rien. Il vaut mieux en avoir 100 ou 200, intéressés par votre produit, et près à interagir avec vous. Ce sont ces personnes qui auront envie d’acheter vos produits et d’en parler autour d’elles, pas celles qui auront cliqué sur « devenir fan » par réflexe…
Mais regrouper ces 200 personnes n’est pas simple. Vous devez les trouver (dans les réseaux et groupes existants, sur Facebook ou ailleurs), et, surtout, SURTOUT, leur proposer quelque chose qui leur donnera envie de devenir fan.
Quel intérêt pour moi de devenir fan du Nutella, et donc d’afficher la marque auprès de tous mes amis (= publicité) si je n’ai pas quelque chose en retour ? A vous d’imaginer ce quelque chose, mais les possibilités sont multiples : contenu, exclusivités, réductions, cadeaux… Fouillez un peu, certaines marques le font très bien. Soyez CREATIF, IMAGINATIF.
Ce n’est pas simple, cela demande du temps, et une certaine expertise pour que cela porte ses fruits. Si vous ne vous sentez pas capable de le faire correctement, faites appel à un prestataire, qui pourra soit vous conseiller, soit vous représenter sur les réseaux, ou les deux… Après tout, vous occuperiez-vous vous même de la création graphique et de l’impression de vos publicités ?
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Merci pour cet article Simon!
Pour y revenir, je pense qu’il s’agit là d’un phénomène que l’on retrouve dans beaucoup de métier du web.
La démocratisation du web, à mis à la disposition de tout le monde, professionnels comme particulier, les mêmes outils (gratuit ou non) tout en augmentant naturellement leur impact. (+ d’internautes = +d’acheteurs/prospect)
Ainsi, il est facile pour l’internaute lambda de s’improviser éditeur de contenu, webmarketeur ou même e-commerçant!
Seulement voilà, informer, communiquer ou vendre sur Internet ce sont des METIERS au sens le plus exact du termes et je pense que cette notion n’est pas ancrée dans les esprits des internautes du fait de la récente démocratisation du net et de l’apparition de tous les services communautaires.
Il est toutefois important que les professionnels en prennent conscience car une stratégie commerciale ou de communication en ligne peut s’avérer très bénéfique comme catastrophique…
pour finir, j’invite les lecteurs de ce billet à lire cet article de capitaine commerce qui aborde le problème d’un point de vue e-commerce:
Le mythe à la vie dure : le ecommerce = richesse facile
Tout à fait d’accord, et c’est ce que fait le groupe Linkin Park, publication de différent contenu sur MySpace, Vimeo, leur site officiel, leur site fan club, leur Twitter pro/persos, blog persos et Facebook. Le contenu, et les points de vue sont vraiment différents