Comme vous le savez peut être, je suis actuellement étudiant dans une école d’ingénieur informatique, et il nous arrive donc, pour bien cerner certains sujets, que nos profs nous refassent un peu d’histoire de l’informatique.
Le problème, c’est qu’elle se résume bien souvent aux dates clés d’Unix et de Windows, passant totalement outre l’histoire d’Apple ( même si, on le sait, aujourd’hui OS X est basé sur un noyau Unix – mais ce n’est pas le propos ).
En tant qu’utilisateur ravis des machines d’Apple ( et pas le seul dans mon école ), je me permet de temps en temps d’ajouter quelques détails, notamment des dates, ou des versions de faits un peu moins « Bill-Gates-est-l’homme-le-plus-riche-du-monde-le-père-de-l’informatique-moderne-esque ». Vous vous doutez bien que la célèbre guerre Microsoft/Apple existe aussi dans une école d’informatique, et je passe parfois pour le défenseur de ces pauvres 6,6% d’utilisateurs d’OS X dans le monde, et souvent pour un borné, qui ne jure que par la Pomme. C’est faux.
Effectivement, mon système d’exploitation de prédilection MAC OS 10.5, après avoir passé quelques heureux mois sous 10.4. Pourquoi ? Pour deux simples raisons :
- la puissance : je n’ai jamais ressentit la même puissance sous mes doigts en tapant sur un clavier contrôlant Windows. Les possibilité me semblent décuplées, surtout par le fait que j’ai retrouvé confiance dans la machine en n’ayant plus peur que celle-ci me lâche pendant une tâche importante, me faisant perdre de longues heures de travail ( même si ça s’est un peu améliorer sur les dernières version de WIndows ). Cette stabilité vient de l’Unix qui ronronne sous Aqua, et donc je pourrais également me tourner vers une distribution Linux quelconque, qui me conviendrait sans doute, mais ce n’est pas aussi simple…
- la simplicité : on me dit toujours, lorsque des amis évoquent l’idée de passer sous OS X, que la migration ( que l’on appelle souvent « Switch » ) ne dois pas être évidente et que le temps d’adaptation nécessaire à se faire de nouveaux repaires doit être important. Que ninni. Il m’a fallut en tout et pour tout 2 à 3h d’utilisation pour me faire aux fonctions de base ( gestion des fichiers, finder, dock, installation d’applications… ). Le reste, et notamment l’utilisation en Terminal ( totalement facultative ) vient au fil du temps, comme vous apprenez à faire du Panneau de configuration Windowsien votre ami au fil des années.
Néanmoins, si la puissance, la fiabilité et la simplicité d’OS X ont réussit à me faire travailler sous ce système, il n’en reste pas moins que les autres solutions disposent également d’avantages non négligeables.
- Windows : le premier atout de Windows est bien entendu son taux de pénétration. La très très grande majorité des ordinateurs personnels, et même professionnels, et je ne vous apprendrai rien ici, tourne sous une version de Windows ( XP en général, Vista de plus en plus ). Il est donc indispensable, surtout pour quelqu’un voulant travailler dans le milieu informatique de ne pas négliger ce système. C’est un système qu’une majorité d’utilisateurs connaît et qu’il faut donc connaître. De plus, ce taux d’utilisation entraîne une attraction plus grande des développeurs dont le but est de toucher le maximum de personnes avec leurs solutions. Se priver de WIndows c’est se priver de millions d’outils, souvent forts utiles. Bien sur on retrouve la plus part du temps des équivalents OS X ou Linux, mais pas toujours, et parfois pas aussi simples à utiliser. Enfin, Microsoft a su développer des outils qui, s’ils ne sont pas parfais, sont parfois plus simples à mettre en place dans un environnement professionnel que des solutions Unix. Un exemple concret se trouve dans leurs serveurs, 2003 en tête, qui permet presque à tout un chacun d’installer un serveur de fichiers, un serveur DHCP ou un système de postes/serveur en quelques clics, là où tout se fait en ligne de commandes et compilations chez Unix. Cette simplicité entraîne souvent des défauts ( comme la conversion Netbios / TCP-IP ) mais elle a le mérite de nous faire gagner du temps.
- Linux : chez Linux ( prenons le terme au sens large, à savoir un Unix pour PC – je n’entrerai pas dans une guerre « telle distribution est mieux qu’une autre : ce n’est pas le sujet, et je ne m’y connais pas assez pour cela ), là encore la puissance de la bête est très attirante. Les possibilités sont presque inimaginables, et sans cesse repoussées par le travail des énormes communautés derrières les différentes versions. Seulement là, la simplicité laisse plutôt à désirer, et si certains aiment ( ce que je peux totalement comprendre ) trifouiller leur système pour obtenir le résultat escompté, ce n’est pas mon cas. Je sais que les distributions grand public évoluent beaucoup sur ce sujet, mais leurs interfaces graphiques sont souvent trop pauvres comparées aux réelles puissances du système. Couplé au fait qu’énormément de périphériques ne fonctionnent pas, ou mal, sous Linux, la seule puissance ne peut me faire adopter un tel système. Néanmoins, là encore sa grande utilisation, notamment dans des serveurs, rend sa connaissance, ou du moins, son approche indispensable. Tout comme le fait qu’une distribution Linux puisse sauver votre ordinateur. J’ai toujours sur moi ( au format CD carte de visite ) une distribution Damned Small Linux sur laquelle je peux botter en cas de problème majeur, et ainsi tenter de réparer un ordinateur. Indispensable.
Vous comprenez bien que je suis pas borné à un seul système. Je préfère de loin celui d’Apple, qui tourne sur mon Macbook Pro et mon MacMini. Mais à la gauche de mes pieds se trouve un gros PC, tournant sous XP Pro, et encore un peu plus à gauche se trouve une autre machine sur laquelle quelques distributions Linux sont installées. Les 3 sont utiles, et si vous n’avez pas assez de place ( ou d’argent – j’ai du trimer dur pour avoir ce matériel
) pour tout ceci, la virtualisation, grâce à des outils géniaux comme Parrallels Desktop ou VMWare peut tout à faire répondre à vos besoins. Le multiboot peut aussi être une excellente solution.
Mais, pour ce qu’ils ont apportés à l’informatique actuelle, le travail de Steve Jobs et de Steve Wozniak ne doit ni être oublié de l’histoire de l’informatique, ni être décrié simplement parce que seulement 6,6% des gens utilisent un OS X aujourd’hui. Des produits comme l’iPod ou l’iPhone sont de formidables portes ouvertes à OS X, et la tendance change, puisqu’à l’heure actuelle les ventes de Macintosh aux USA augmentent de mois en mois.
Il faut savoir parfois regarder ailleurs que dans sa chapelle, car tous les systèmes ont leurs avantages et leurs inconvénients, et il faut être capable d’utiliser aussi bien l’un que les deux autres.








Faudra que j’essaie Mac OS un de ces jours… Techniquement rien à dire apparemment… Le seul problème c’est que c’est propriétaire de chez propriétaire… Sans parler de la politique commerciale de chez Apple qui est souvent très très discutable (souvent au même niveau que celui de la firme de Redmond)
Et puis, j’ai perdu l’habitude de payer pour un soft, de lire des licences (enfin j’ai lu la GPL au moins une fois), tout ça…
(Surtout qu’on peut quasiment clôner Mac OS sous linux)
Pour l’instant je suis sous ubuntu + debian sur un server rangé dans un coin.
C’est vrai que c’est pas toujours simple à configurer, mais qui parmi les users lambda a installé à la mano son OS ? Si linux était installé et configuré sur des ordis de la grande distribution, je pense que pas mal de monde s’y mettrait. (J’ai converti quelques néophytes à Linux, et pas un ne s’est plaint, bien au contraire)
J’utilise Ubuntu depuis un mois, voir plus : rien à voir avec Windows, on sent que c’est puissant (comme tu le dis) . J’attend mon Macbook pour parler de Mac os x
Sérieusement, la stabilité de Vista (faut avouer qu’ils ont bossersur ça quand même) avec une vraie gestionde la mémoire (parce qu’est-ce qu’il bouffe) et ce sera très bien
Sinon la puissance, quelle puissance ? Les mac ne sont pas plus puissant que les PC… A budget égal ce serait même plutot le contraire.
@EtienneB : Je ne parlais pas de la puissance matérielle, mais de la puissance du système.
@clément (divarvel) : Je n’en ai pas parlé, mais j’aurais pu c’est vrai. Ce côté tout propriétaire a de gros inconvénients, surtout quand vous avez à travailler avec des gens qui n’ont pas les outils pour « décoder » votre travail fait sous OS X, mais ça a aussi parfois du bon : tout est intégré. Impossible de faire plus simple côté multimédia qu’avec OS X. On achète sa musique sur l’iTunes Store, on branche son iPod elle est transférée, on allume sa télé son Apple TV a fait la synchro tout seul, etc etc etc. Tout est intégré et ça facilite vraiment la vie, en nous rendant hyper productif. Maintenant, je ne serais pas contre faire sauter 2-3 DRM et injecter un bon coup d’intéropérabilité là dedans
C’est là aussi un gros avantage des Linux : leur gratuité et leur « liberté » ( il sont libres ).
« On achète sa musique sur l’iTunes Store, on branche son iPod elle est transférée, on allume sa télé son Apple TV a fait la synchro tout seul, etc etc etc. »
C’est bien ça le problème : tout est sous le contôle logiciel d’Apple. Ils seraient réglo et honnêtes, pourquoi pas, mais comme ils se comportent comme des voleurs… Ca me dérange pas mal. J’aime pas payer du matos les yeux de la tête en sachant que je me fais entuber (c’est pour ça que j’achèterai jamais de Sony non plus)
En même temps, c’est vrai que j’ai aucune raison valable d’utiliser des mac (je suis pas graphiste, je suis pas musicien, j’aime le libre et j’aime bidouiller) donc je suis forcément moins objectif. La seule raison que je vois, c’est quand même la qualité du matériel, un bon MBP ça me tente parfois (quitte à mettre un linux dessus si je suis pas content de Mac OS)
@clément (divarvel) : C’est un point de vue. Je n’ai absolument pas l’impression de me faire entuber. Au contraire, je trouve que c’est une optimisation, que c’est bien plus simple à utiliser que des dizaines de formats ou de drivers à installer